Karatedo: (Jap.) Budo. "Voie de la main (Te) vide (Kara) ", art japonais de combat à main nue, issu d’une synthèse okinawaïenne (Okinawa-te) de méthodes locales (Tode) et d’apports chinois (Quan-fa). L’évolution, la maturation et le transfert du Karaté, sous forme de plusieurs styles de base, se sont fait à partir du XVIIe siècle jusqu’au début du XXe siècle. C’est dans la phase finale de ce transfert que l’interprétation de Kara-té changea de « technique chinoise »(Kara pour ce qui venait de la chine des Tang) en « main vide » (Kara pour Ku, c’est à dire « vide ») ce qui soulignait l’acquisition d’une nouvelle dimension pour l’ancienne technique de Karaté au même titre que les anciens Bujutsu (techniques martiales) japonais devenus Budo (voies martiales).
Une orientation qui fut complétée par l’adjonction du suffixe Do (voie), pour rappeler la véritable préoccupation du Karaté do: désormais l’ancienne technique de combat à main nue est, par dessus tout, une discipline du corps et de l’esprit, un cheminement interne qui doit permettre au Karatéka, à travers des entraînements extrêmement durs mais désintéressés (d’où l’absence de la notion même de compétition, la motivation devant être ailleurs, au delà des résultats tangibles) de trouver le chemin vers l’être intérieur. Ici, le Karaté do devient art martial, voie vers la perfection de la nature humaine, vers la découverte du « soi » après avoir occulté le « moi ». Le seul but est la victoire sur soi-même, non sur autrui, victoire sur la peur, l’orgueil, l’intolérance, et la découverte d’une nouvelle liberté d’être, que le Karatéka applique alors à tous les domaines de la vie. Dans cet optique, le Karaté est un authentique Budo, comme le Japon en compte beaucoup, hérités d’une longue histoire et pour lesquels la technique n’est rien sans l’esprit (hito-no-mitchi: »une Voie de l’homme »). C’est là le message humaniste transmis par de nombreux maîtres de Karaté d’antan et qui n’a, paradoxe apparent de « l’art de la main vide », rien à voir avec violence et destruction. La voie de la tradition est Voie de la sagesse. Ce Karaté traditionnel (Mushiki-Karaté ou Koshiki Karaté) a conservé une richesse technique présente dans ces Kata et les bunkai de ces derniers, incomparablement supérieure à l’arsenal des techniques retenues par le Karaté sportif, qu’il soit à usage compétitif ou non.
Jusqu’au début du XXe siècle, le Japon ignorait tout du Karaté développé sur l’île d’Okinawa suivant trois styles majeurs: Shuri-te, Naha-te, Tomari-te. A la fin du XIXe siècle, deux écoles, héritières des premiers courants, dominèrent: Shorin-ryu et Shorei-ryu. Celles-ci furent à la source des principaux styles actuels de Karaté do au Japon et dans le monde, qui s’individualisèrent dans les années 1930 avec l’installation au Japon de Funakoshi Gishin, de Myagi Chojun, de Mabuni Kenwa et de quelques autres pionniers moins connus. L’évolution, à partir des années 1950, du Karaté do japonais vers des applications sportives, a créé friction et ruptures au niveau des styles et des experts, se traduisant par des dynamiques différentes dans les groupes et fédérations.. Notamment, les styles okinawaïens de Karaté do, plus proches de leurs racines historiques et techniques, se réclament plus systématiquement de l’orientation classique, traditionnelle. Quoique, à Okinawa aussi, avec la disparition des derniers chefs de file à l’autorité incontestée, les nouvelles générations de pratiquants se laissent également de plus en plus tenter par la pratique à but exclusivement sportif…
Source: Encyclopédie des arts martiaux par Gabrielle et Roland Habersetzer

 

少林寺流  

  • Fondateur : Nakazato Joen (1922-2010)

  • Date : 1954

  • Origine :  Kyan Chôtoku (Shuri-te et  Tomari-te)

  • Honbu Dôjô : Chinen Son (Okinawa)


Okinawa Shôrinji-ryû.

Le Karaté-Dô pratiqué dans notre école est le Seishinkan Karaté-Dô de Sato Sensei. Il enseigne les Kata de l’Okinawa Shôrinji-ryû.
Il existe de multiples styles de Karaté-Dô nommés Shôrinji-ryû, mais le seul Shôrinji-ryû d’Okinawa officiel est celui de Nakazato Joen Sensei fondé en 1954.

Pourquoi Nakazato Joen Sensei a nommé son école Shôrinji-ryû ?

L’une des raisons c’est une référence au temple de Shaolin d’où tous les styles d’Okinawa tirent leur origine. C’est aussi pour se différencier du courant Shorin et du Karaté d’Itosu qui a modernisé le Shurite originel d’Okinawa. Son but est de préserver tel quel l’enseignement reçu de Kyan Chôtoku Sensei, l’un des derniers Bushi (guerrier) légendaires d’Okinawa.

Nakazato est la seule personne à n’avoir étudié qu’avec Kyan Chotoku Sensei, donc on peut penser que son Karaté est bien le plus fidèle au Shuri-te d’origine. Le Shôrinji-ryû a été fondé en 1954 à Chinen Village, lieu où est né Nakazato Joen Sensei. Son dojo se nomme Kyûdôkan (求道 kyûdô signifie la voie de la vérité, la recherche de la vérité en référence au véritable karate de Kyan Chotoku).

Les Kata

En Okinawa Shôrinji-ryû, il n’y a que 8 kata de Karate plus un Kata de Bô (baton long). On peut tenter de faire une classification par origine.

Style shuri-te

  • Provenant de Sokon Matsumura: Seisan (Hangetsu en Japonais), Naifanchi (Tekki Shodan), Useshi (Gojushiho)

  • Provenant de Chatan yara: Kusanku (Kankudai )

Style tomari-te

  • Provenant de Kokan Oyadomari: Passai (Bassai Dai)

  • Provenant de Maeda Pechin: Wanshu (Enpi)

  • Provenant de Kosaku Matsumora: Chinto (Gankaku)

  • Origine incertaine (Taiwan, Son père ou créé par lui même) : Ananku

  • Kata de Bô-Jutsu : Tokumine no Kun ( provenant de Tokumine Peichin )

Source: Seishinkan Karaté Aubenas

« Contrairement aux écoles qui ont connu une grande expansion au centre du Japon, l’école de Kyan est restée discrète dans l’île d’Okinawa, et ses kata ont subi relativement peu de modifications formelles. Ils conservent donc plus fidèlement la forme pratiquée à la fin du XIXème siècle »

Source: Kenji Tokitsu Histoire du karate-do

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SATO YOSHITOSHI

Sato Sensei est né en 1933 à AMAMI OSHIMA (préfecture de Kagoshima ), dans une petite île située entre Okinawa et Kyushu ( Sud du Japon).
Depuis sa jeune enfance, il excelle dans tous les sports et les arts martiaux qu’il pratique et spécialement dans le SUMO et KUMIYA . C’est un sport traditionnel de l’île d’Amami, une sorte de lutte comme le SUMO mais avec des coups de pieds.
C’est du combat libre ! Il est opposé à plusieurs adversaires. Il est aussi très rapide en course notamment en sprint.
Il commence à se consacrer uniquement au Karaté (ToDe) au début des années 50, il est alors âgé d’une vingtaine d’années.

Il pratique alors au DAIDOKAN à Kagoshima, deux ans après il rejoint le fameux Hombu dojo du Shorinji Ryu Renshinkan, est devient capitaine du Dojo.
C’est lui qui répond à tous les défis. En effet à cette époque il y a beaucoup de défis au Japon ( Dojo Yaburi). Et il est le seul à combattre pour défendre le nom du Renshikan Dojo. Il s’entraîne durement au Karaté et est connu pour la dureté de ses Kumité (combats). Il remporte alors de nombreux tournois dans tout le Japon. Il réalise aussi de nombreuses démonstrations pour la télévision japonaise : Tameshiwari (casse), Yakute (self défense).

Il est fonctionnaire de Police, (mais travaille comme gardien de prison) dans diverses villes de Kyushu : Kagoshima, Kumamoto, Nagasaki et finalement Fukuoka (Kyushu, sud du Japon). Il est également instructeur de Karaté à l’école de police de Fukuoka : « Kyushu Kyosei kenshusho ».

Il est actuellement Hanshi 10ème Dan, son 9e Dan lui a été décerné par Nakazato Joen Senseï en personne, de l’école Shorinji Ryu d’Okinawa. Sato Senseï est l’un des seuls karateka à avoir étudié très sérieusement avec les deux élèves les plus fidèles de Kyan Chotoku Senseï : Nakazato Joen et Zenryo Shimabukuro. A ce titre, il est un des rares véritable gardien de la tradition du vieux Shurite.

La particularité du Shorinji Ryu d’Okinawa est que ce style n’a pas été influencé par les modifications apportées par Maître Itosu au début du 20e siècle, ce sont donc des “versions plus anciennes” des kata qui sont pratiquées.
Il fonde en 1994 le « All Japan Seishinkan Karaté Dojo ». Il enseigne alors le Karaté originel d’Okinawa afin de sauvegarder pour les générations futures, les kata, techniques traditionnelles du Shurite mais aussi les valeurs morales de ce karaté traditionnel. Le Hombu dojo du Seishinkan Karaté se trouve à Fukuoka (Kyushu). Le suffixe Dô a par la suite été ajouté au nom de l’école, devenue Seishinkan Karaté-Dô, pour insister sur l’entraînement de l’esprit dans cet art martial.

Depuis quelques années, Sato Senseï à intégré dans son école pour les « jeunes » karateka, la pratique du Kumité (combat) Ippon Shobu en tournoi qui se déroule en « plein contact » avec protection : Casque, plastron et gants.

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